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2.2.09

Christine "tout va bien" Lagarde


17 août 2007, conférence de presse
«L’économie française repose sur des fondamentaux qui sont solides [...] Je ne conçois pas aujourd'hui de contamination à l'économie mondiale»

17 août 2007, dans Le Parisien

«Ce n'est pas un krach [...] Nous assistons aujourd'hui à un ajustement [...] une correction financière, certes brutale mais prévisible»

5 novembre 2007 sur Europe 1

«La crise de l'immobilier et la crise financière ne semblent pas avoir d'effet sur l'économie réelle américaine. Il n'y a pas de raisons de penser qu'on aura un effet sur l'économie réelle française»

18 décembre 2007, sur France-Inter

«Nous aurons certainement des effets collatéraux, à mon sens mesurés. [Il est] largement excessif de conclure que nous sommes à la veille d'une grande crise économique»

22 janvier 2008, sur Europe 1
«[Un krach?] Il faut éviter les mots spectres, les mots angoisse comme ça [...] Je crois qu'on a observé une correction brutale sur les marchés asiatiques, européens dans la foulée»

10 février 2008, au G7 au Japon
«Nous ne prévoyons pas de récession dans le cas de l'Europe»

11 février 2008, dans Le Figaro
«Si les États-Unis devaient éviter la récession, leur croissance sera toutefois très faible. L'Europe sera elle aussi touchée».

26 mars 2008, conférence de presse

«L'environnement international est difficile […] La volatilité actuelle des taux de change et le niveau du dollar sont un risque pour notre croissance»

1er juillet 2008, dans Le Figaro
A l'orée de la présidence française de l'UE, Lagarde veut rester comme le ministre français ayant permis à l'Europe «d'éviter la crise financière d'après»

15 septembre 2008, sur Europe 1
«L'ensemble des autorités bancaires, le Trésor, les banques centrales se sont concertées pendant plusieurs jours, les mécanismes sont en place, il n'y a pas panique à bord»

16 septembre 2008, conférence de presse
«[La crise aura] des effets sur l'emploi et sur le chômage [pour l’heure] ni avérés ni chiffrables»

20 septembre 2008, conférence de presse

«Le gros risque systémique qui était craint par les places financières et qui les a amenées à beaucoup baisser au cours des derniers jours est derrière nous»

Aujourd'hui Christine Lagarde explique que la situation au 4e trimestre 2008 constitue du "jamais vu", évoquant un "effondrement de la production industrielle, surtout en novembre et décembre". "Je serais très étonnée qu'on ait une croissance positive en 2009" dit-elle.
A Davos, elle a reconnu que la crise risque de provoquer “des troubles sociaux”.

Et l'on apprend dans Le Monde que "M. Sarkozy est ressorti très préoccupé de sa conversation téléphonique avec Barack Obama, lundi 26 janvier. Le lendemain, devant les leaders de la droite, il a expliqué que la crise bancaire américaine en était plus à ses débuts qu'à sa fin."(31-01-09).

29.10.08

Dangereuse Mary Poppins

Le 24 mars 2007 Ségolène Royal déclarait: « Le fonds de réserve des retraites est une sorte de 'fonds de pension collectif', et c’est la manière dont j’envisage le financement des retraites aujourd’hui ».
Et c'est, bien sûr, le merveilleux Journal des Finances qu'elle avait choisi pour faire cette merveilleuse annonce (elle y expliquait aussi: "je veux favoriser l’actionnariat salarié")

Comme le notait à l'époque Frédéric Lordon, "il y a une économie politique de la financiarisation et le développement de fonds de pension – collectifs ou individuels, ceci n’y change rien – lui fait connaître un changement de régime dont la propriété principale a pour nom : irréversibilité. En son état actuel, si la finance actionnariale fait subir au salariat les effarantes contraintes qu’on sait, au moins tout espoir de la combattre n’est-il pas complètement perdu. Or le paysage stratégique de la libéralisation financière change du tout au tout lorsque le salariat s’y trouve lui-même directement impliqué, comme c’est le cas dès lors qu’une part croissante de son épargne, et notamment la plus sensible, l’épargne-retraite, se trouve propulsée sur les marchés et, de fait, mêlée aux intérêts du capital actionnarial."



N'ayant pas été élue à la Présidence de la République, Mme Royal n'a pu appliquer son programme...

A présent, en plein crise, Mme Royal croit savoir que "Les pseudo-compétents, les super-diplômés, le fin du fin de la finance internationale, tous ceux qui ont conduit le système à sa perte en s’en mettant plein les poches et qui nous ont envoyés dans le mur savaient que le système était devenu fou" (Le Nouvel Observateur 15/10/08)

A présent Mme Royal dénonce dans ses réunions publiques "une caste de financiers irresponsables".

Il faudrait donc lui demander pourquoi elle comptait leur confier les retraites des salariés de ce pays... Mais il y a-t-il un journaliste dans la salle?

21.10.08

Camarades bourgeois, il faut savoir raison garder

Mardi 21/10/08. Le député PS Jean Glavany (proche de Bertrand Delanoë) a déclaré à l'AFP que "se faire entre nous des procès d'intention sur le thème du libéralisme économique a quelque chose de dérisoire".
"Entre nous" désigne l'appareil du P"S" dans la dernière ligne droite avant son Congrès. Si, comme moi, vous la trouvez très droite (la ligne), ce qui suit ne manquera pas de vous étonner.

"Quand j'entends un ancien ministre de l'Economie - qui a été sans doute le plus social-libéral de nous tous (...), il y a huit ans -, laisser entendre que celui qui a municipalisé l'eau à Paris serait trop influencé par le libéralisme, ce serait presque comique si ce n'était pas dérisoire",

Un bon tacle destiné à Fabius (soutien de M. Aubry pour le congrès...). Comme le rappelle Glavany, à l'époque Fabius était celui qui "présentait la baisse des impôts, notamment sur le revenu, comme le nouvel horizon du socialisme, ou qui refusait la fiscalité supplémentaire sur les stock-options".

Mais ce qu'oublie de dire le député PS c'est qu'on ne sait pas quelle forme Delanoe va donner à sa promesse de remunicipaliser la gestion de l'eau à Paris. Ou plutôt on le devine trop bien: une "délégation de service public" (au privé) et non une gestion en régie municipale avec des agents ayant un véritable statut de fonctionnaire.

Glavany ajoute que le PS ne doit pas "céder, dans la crise financière, au 'plus à gauche que moi, tu meurs'". Sans dec? Si c'est pas dans la crise c'est pour quand ? Glavany critique le concours "à celui qui aura la liste la plus longue de mesures anticapitalistes" mais j'en ai pas encore vu une seule...