15.3.09
On se fout de notre gueule
Pourtant Total annonce la bagatelle de 14 milliards d'euros de profits.
"Je ne fais pas partie de ceux qui se livrent au sport national qui consiste à dénigrer une des plus belles entreprises françaises, une de celles qui créent le plus d'emplois et une de celles qui apporte le plus de richesse à la France" (François Fillon).
"On crie haro sur les profits de Total. Mais heureusement qu'ils en font, on n'est pas Besancenot" (Brice Hortefeux).
Par ailleurs, dans l'usine de Clairoix (Oise) du groupe Continental, les salariés avaient accepté en 2007 de travailler plus pour préserver leur emploi. Aujourd'hui, on annonce que l'usine ferme. 1100 emplois menacés, plus les emplois indirects (sous-traitance).
11.3.09
Vox populi ?
Le journal rappelle que "Les deux nouvelles recrues du parti majoritaire ont notamment participé au dernier meeting de campagne parisien du 29 avril 2007, où de très nombreux "people" sont venus soutenir Nicolas Sarkozy, comme Enrico Macias, Carlos, Henri Salvador, Faudel, Rika Zaraï, Paul-Loup Sulitzer, Christian Clavier, Charlotte Rampling, Véronique Genest, Jean Reno, Michou, Arthur, Jean-Marie Bigard, les frères Bogdanoff, Alain Prost ou Henri Leconte."

Que du très bon donc. Rendez-vous compte: Sulitzer & Bigard!
Un concentré de talents.
Avec une mention spéciale pour les frères Bogdanov, docteurs en charlatanerie.
Montagné revendique l'appellation "people" ("ce terme ne me gêne pas").
Is Liberty leading the People ?
... Is France a People's Republic?


Petit jeu: parmi les artistes dessinés, un seul n'a pas soutenu la campagne de Nicolas Sarkozy. Sauras-tu le reconnaître?


3.3.09
Dans les griffes de l'"Intelligence"
Par ailleurs, Binyam Mohamed, ex-résident britannique, est arrivé lundi 23 février en début d'après-midi au Royaume-Uni après plus de quatre ans passés au camp de Guantanamo et a été remis en liberté sans inculpation en début de soirée après avoir été interrogé par la police, a annoncé Scotland Yard. La procédure est close. Aucune charge ne pèse contre lui.
"J'ai vécu une expérience que je n'aurais jamais pu imaginer dans mes pires cauchemars (...). Il est toujours difficile pour moi d'imaginer que j'ai été enlevé, transporté d'un pays à un autre, et torturé de façon médiévale, tout cela étant orchestré par les Etats-Unis"
18.2.09
Les eaux froides du calcul égoïste
Ce panneau a été installé à l'entrée d'une gare, dans le nord de l'Angleterre:
Selon Le Monde, "Le but est d'empêcher les voyageurs se faisant déposer en voiture devant la gare de se livrer à des adieux trop longs et trop démonstratifs. Le dépose-minute serait encombré de voitures par leur faute, et les au revoir langoureux perturberaient le bon fonctionnement du lieu. C'est du moins ce qu'estime Virgin rail, à l'origine de la rénovation de la gare, dont il a cherché à optimiser l'efficacité. Cette opération pourrait également être commerciale : l'entreprise a invité les personnes désireuses de réellement prendre le temps de se quitter à garer leur voiture au parking".
2.2.09
Christine "tout va bien" Lagarde

17 août 2007, conférence de presse
«L’économie française repose sur des fondamentaux qui sont solides [...] Je ne conçois pas aujourd'hui de contamination à l'économie mondiale»
17 août 2007, dans Le Parisien
«Ce n'est pas un krach [...] Nous assistons aujourd'hui à un ajustement [...] une correction financière, certes brutale mais prévisible»
5 novembre 2007 sur Europe 1
«La crise de l'immobilier et la crise financière ne semblent pas avoir d'effet sur l'économie réelle américaine. Il n'y a pas de raisons de penser qu'on aura un effet sur l'économie réelle française»
18 décembre 2007, sur France-Inter
«Nous aurons certainement des effets collatéraux, à mon sens mesurés. [Il est] largement excessif de conclure que nous sommes à la veille d'une grande crise économique»
22 janvier 2008, sur Europe 1
«[Un krach?] Il faut éviter les mots spectres, les mots angoisse comme ça [...] Je crois qu'on a observé une correction brutale sur les marchés asiatiques, européens dans la foulée»
10 février 2008, au G7 au Japon
«Nous ne prévoyons pas de récession dans le cas de l'Europe»
11 février 2008, dans Le Figaro
«Si les États-Unis devaient éviter la récession, leur croissance sera toutefois très faible. L'Europe sera elle aussi touchée».
26 mars 2008, conférence de presse
«L'environnement international est difficile […] La volatilité actuelle des taux de change et le niveau du dollar sont un risque pour notre croissance»
1er juillet 2008, dans Le Figaro
A l'orée de la présidence française de l'UE, Lagarde veut rester comme le ministre français ayant permis à l'Europe «d'éviter la crise financière d'après»
15 septembre 2008, sur Europe 1
«L'ensemble des autorités bancaires, le Trésor, les banques centrales se sont concertées pendant plusieurs jours, les mécanismes sont en place, il n'y a pas panique à bord»
16 septembre 2008, conférence de presse
«[La crise aura] des effets sur l'emploi et sur le chômage [pour l’heure] ni avérés ni chiffrables»
20 septembre 2008, conférence de presse
«Le gros risque systémique qui était craint par les places financières et qui les a amenées à beaucoup baisser au cours des derniers jours est derrière nous»
Aujourd'hui Christine Lagarde explique que la situation au 4e trimestre 2008 constitue du "jamais vu", évoquant un "effondrement de la production industrielle, surtout en novembre et décembre". "Je serais très étonnée qu'on ait une croissance positive en 2009" dit-elle.
A Davos, elle a reconnu que la crise risque de provoquer “des troubles sociaux”.
Et l'on apprend dans Le Monde que "M. Sarkozy est ressorti très préoccupé de sa conversation téléphonique avec Barack Obama, lundi 26 janvier. Le lendemain, devant les leaders de la droite, il a expliqué que la crise bancaire américaine en était plus à ses débuts qu'à sa fin."(31-01-09).
24.1.09
Heureux mais inférieur ?
Mais j'aimerais bien savoir ce que Karoutchi pense des propos du député UMP Christian Vanneste, qui avait affirmé en 2005, dans la presse régionale, que l'homosexualité est «inférieure à l'hétérosexualité. Si on la poussait à l'universel, ce serait dangereux pour l'humanité ».
Et surtout: que pense Karoutchi du fait que son parti (l'UMP) tolère de tels propos? Sarkozy avait dit au Figaro que Vanneste ne serait "pas réinvesti aux législatives" de 2007. Il fut pourtant bien le candidat UMP dans la 10e circonscription du Nord...
16.1.09
Gaza: les médecins occidentaux témoignent (2)
Harald Veen Fresed explique que trois équipes de quinze médecins se relaient tour à tour, toutes les vingt-quatre heures, pour faire face à un afflux continuel de blessés. "A tel point que l'on peut à peine bouger et qu'il faut soigner au plus vite pour absorber ce trop-plein."
Le médecin rend hommage à la compétence et au dévouement des docteurs palestiniens. Il y a des médicaments, mais il n'y a pas suffisamment de matériels, ni de place dans les salles ou à la morgue. Les cas les plus graves sont expédiés en Egypte par Rafah. "Je peux vous dire que le chiffre de plus de 1 000 morts est certainement inférieur à la réalité. On croit déjà avoir tout vu, être bien préparé pour affronter l'inaffrontable. Eh bien je peux vous assurer que ce fut une véritable épreuve."
Grand, blond, filiforme, pesant ses mots, Harald explique que le plus dur fut d'assister "aux drames personnels". "Aux parents, aux familles effondrées face à la mort et à la souffrance. Vous assistez, impuissant, en silence, à ces tragédies. Certains voulaient suivre les blessés jusque dans la salle d'opération de peur de ne plus jamais les revoir vivants. Beaucoup avaient des blessures énormes provoquées par des éclats et je me demandais comment ils pouvaient encore survivre. On dit toujours que la guerre est horrible mais l'on ne peut pas s'imaginer ce que c'est, car l'on n'en voit qu'une partie."
"UN GRAND TROU DANS LE DOS"
Pour Harald, il y a tous ces morts mais il y a surtout tous ceux qui sont amputés, paraplégiques, aveugles. "La guerre ne s'arrête pas avec le cessez-le-feu. Pour beaucoup, elle dure pendant des années, toute la vie." Une chose est sûre pour lui : "J'étais content d'être là. Je me considère comme un privilégié d'avoir pu de façon infinitésimale apporter une aide."
Après être intervenu pendant le génocide des Tutsi au Rwanda, en 1994, il avait décidé d'arrêter pendant deux ans pour en digérer l'horreur. Puis, il est reparti. Et chaque fois que le CICR l'appelle, il reprend sa valise juste pour faire ce qu'il appelle "une petite différence". "Ce qui est important, c'est d'être là." Il se défend d'être un idéaliste. Il en a beaucoup trop vu pour cela. Cela ne l'empêche pas de faire des cauchemars, de revivre des scènes.
Lorsqu'il a quitté Gaza, ce ne fut pas facile, car il a eu le désagréable sentiment "d'abandonner" ses collègues d'une semaine. Harald est allé retrouver sa petite fille de 3 ans. Le même âge que celle qu'il a vue arriver à l'hôpital Chifa, l'air intact, les yeux grands ouverts. Lorsqu'il l'a retournée, elle avait "un grand trou dans le dos". Plus jamais, elle ne remarchera.
Gaza: les médecins occidentaux témoignent (1)
Deux médecins norvégiens présents à Gaza affirment avoir "vu des victimes d'un nouveau type d'armes, les DIME"
Deux jours plus tard, le convoi est passé, mais les médecins, et l'ambassadeur de Norvège venu les accueillir, ont été bloqués toute la nuit "pour des raisons bureaucratiques" à l'intérieur du terminal frontalier égyptien de Rafah, entrouvert pour des missions sanitaires seulement. Cette nuit-là, des vitres et un plafond du terminal furent cassés par le souffle d'une des bombes lâchées à proximité.
"A l'hôpital Al-Chifa, de Gaza, nous n'avons pas vu de brûlures au phosphore, ni de blessés par bombes à sous-munitions. Mais nous avons vu des victimes de ce que nous avons toutes les raisons de penser être le nouveau type d'armes, expérimenté par les militaires américains, connu sous l'acronyme DIME - pour Dense Inert Metal Explosive", ont déclaré les médecins.
Petites boules de carbone contenant un alliage de tungstène, cobalt, nickel ou fer, elles ont un énorme pouvoir d'explosion, mais qui se dissipe à 10 mètres. "A 2 mètres, le corps est coupé en deux ; à 8 mètres, les jambes sont coupées, brûlées comme par des milliers de piqûres d'aiguilles. Nous n'avons pas vu les corps disséqués, mais nous avons vu beaucoup d'amputés. Il y a eu des cas semblables au Liban sud en 2006 et nous en avons vu à Gaza la même année, durant l'opération israélienne "Pluie d'été". Des expériences sur des rats ont montré que ces particules qui restent dans le corps sont cancérigènes", ont-ils expliqué.
Un médecin palestinien interrogé, dimanche, par Al-Jazira, a parlé de son impuissance dans ces cas : "Ils n'ont aucune trace de métal dans le corps, mais des hémorragies internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la mort, nous ne pouvons rien faire." Selon la première équipe de médecins arabes autorisée à entrer dans le territoire, arrivée vendredi par le sud à l'hôpital de Khan Younès, celui-ci a accueilli "des dizaines" de cas de ce type.
Les médecins norvégiens, eux, se sont trouvés obligés, ont-ils dit, de témoigner de ce qu'ils ont vu, en l'absence à Gaza de tout autre représentant du "monde occidental" - médecin ou journaliste : "Se peut-il que cette guerre soit le laboratoire des fabricants de mort ? Se peut-il qu'au XXIe siècle, on puisse enfermer 1,5 million de personnes et en faire tout ce qu'on veut en les appelant terroristes ?"
Arrivés au quatrième jour de la guerre à l'hôpital Al-Chifa qu'ils ont connu avant et après le blocus, ils ont trouvé un bâtiment et de l'équipement "au bout du rouleau", un personnel déjà épuisé, des mourants partout. Le matériel qu'ils avaient préparé reste bloqué au passage d'Erez.
"Quand cinquante blessés arrivent d'un coup aux urgences, le meilleur hôpital d'Oslo serait à la peine, racontent-ils. Ici, les bombes pouvaient tomber à dix par minute." Des vitres de l'hôpital ont été soufflées par la destruction de la mosquée voisine. "Lors de certaines alertes, le personnel doit se réfugier dans les corridors. Leur courage est incroyable. poursuivent-ils. Ils peuvent dormir deux à trois heures par jour. La plupart ont des victimes parmi leurs proches, ils entendent à la radio interne la litanie des nouveaux lieux attaqués, parfois là où se trouve leur famille, mais doivent rester travailler... Le matin de notre départ, en arrivant aux urgences, j'ai demandé comment s'était passée la nuit. Une infirmière a souri. Et puis a fondu en larmes." A ce moment de son récit, la voix du docteur Gilbert vacille. "Vous voyez, se reprend-il en souriant calmement, moi aussi..."
14.1.09
Torture à Guantanamo
Selon la direction de la prison, sur environ 205 détenus, "il y a quarante-deux grévistes de la faim, dont trente et un" sont nourris de liquide protéiné qu'on leur injecte par le nez.
La responsable américaine des procès de Guantanamo, Susan J. Crawford, a reconnu dans un entretien publié, mercredi 14 janvier, dans le Washington Post, que les Etats-Unis avaient utilisé la torture contre un détenu saoudien. "Nous avons torturé Qahtani", a-t-elle affirmé, précisant qu'elle renverrait son cas devant la justice. Suspecté d'être l'éventuel vingtième pirate des attentats du 11 septembre 2001, Mohammed Al-Qahtani, 30 ans, est détenu à Guantanamo depuis janvier 2002.
Il a été soumis à un régime d'isolement prolongé, de privation de sommeil, de nudité et d'exposition prolongée au froid, le laissant "dans un état qui menaçait sa vie", a indiqué Susan Crawford. "Les techniques utilisées étaient toutes autorisées mais la façon dont elles ont été appliquées était trop agressive et trop prolongée (...). C'était injurieux et inapproprié. Et coercitif. Clairement coercitif. C'est cet impact médical qui m'a conduite" à parler de torture, a-t-elle précisé. Qahtani a été interrogé durant plus de cinquante jours, de novembre 2002 à janvier 2003 et maintenu à l'isolement jusqu'en avril de la même année.
5.1.09
Enfants de Palestine, c'est l'humanité qu'on assassine
Tsahal empêche les journalistes d'y pénétrer.
Que sait-on au juste sur ce qui s'y déroule?
On sait que désormais 80% de la population de Gaza dépend de l'aide humanitaire (source: Office de coordination pour les affaires humanitaires de l'ONU).
On sait que "75% de l'électricité a été coupée car sept des douze lignes ont été endommagées par les bombardements, plus de 500 000 personnes n'ont pas accès à l'eau courante, les égouts se répandent dans les rues, il n'y a pas eu de livraisons de fioul depuis le 27 décembre, tout le système d'approvisionnement (eau, électricité, égouts) est sur le point de s'effondrer" (association israëlienne Gisha)
On sait que 90 % des lignes téléphoniques sont coupées.
On sait que l'UNRWA (Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens) a fermé 4 de ses 18 centres de soins et que pour la deuxième journée consécutive, les autorités israéliennes n'ont pas permis à une équipe médicale du Comité international de la Croix Rouge (CICR) de se rendre à Gaza pour venir en aide aux médecins débordés.
On sait que le Times a photographié des bombardements au phosphore. On sait qu'à Fallouja aussi ces bombes ne devaient servir qu'à l'éclairage... et qu'elles ont brûlé des civils. Tout ce qui est mis en lumière par ces armes chimiques c'est l'hypocrisie coloniale qui déborde allègrement du masque démocratique...
On sait aussi que les militaires israéliens visent les Ministères, les Universités afin d'atomiser la société palestinienne.
On sait que les blessés crèvent sur place, parce que les ambulances ne peuvent plus intervenir.
MANIFESTATION samedi 10 janvier pour exiger la fin de l'offensive et le retrait de Tsahal!
Samedi 27/12, premiers bombardements: 500 manifestants à Paris
Mardi 30/12, chacun a pu s'informer sur ce qui se passe à Gaza: 4000 manifestants à Paris.
Samedi 3 janvier, on commence à s'organiser: 25 000 manifestants à Paris (15 000 à Marseille!)
Samedi 10 janvier, soyons encore plus nombreux...
30.12.08
Manifestation mardi 30 décembre 18h
1million et demi de personnes assiégées affamées, bombardées depuis 18 mois c'est une punition collective et donc un crime de guerre aux termes de la 4e convention de Genève art. 33.
1 million et demi de personnes qui subissent une agression d'une violence sans précédant de l'armée israélienne, c'est encore un crime de guerre!
L'union Européenne a donné le feu vert à Israël pour ce crime en décidant à l'initiative de sa présidence française, et contre le parlement européen, du « rehaussement » du statut des relations Union Européenne -Israël.
Nous, organisations du collectif National pour une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens, signataires de cet appel, exigeons:
- L'arrêt du massacre
- La levée immédiate et totale du blocus
- La suspension de tout accord d'association entre l'UE et Israël, des sanctions immédiates contre Israël
- La protection de la population de Gaza et de tout le peuple palestinien
Nous appelons à une manifestation Mardi 30 Décembre 18H00 départ à Angle bd Montparnasse / rue de Rennes en direction du Quai d'Orsay
Signataires : Américains contre la Guerre (AAW) France, AFD france, Collectif des Musulmans de France, PCF, CCIPPP, UTIT, FTCR, LCR, NPA, Solidarité tunisienne, Union juive française pour la paix, AJPF, MRAP, AFPS, PDP> France, Ettajdid France, Agir Contre la Guerre (ACG), Association des Marocains de France, ATF, PCOF, Génération Palestine, GUPS, MIR, MIB, Collectif Faty Koumba etc...
28.12.08
Les crimes de Tsahal
Dans ce territoire où les vivres et matières premières n'arrivent qu'au compte-goutte, en fonction du bon-vouloir du gouvernement israëlien, les Palestiniens sont littéralement parqués.
La densité de population y est de... 3 800 hab/km² ! (pour donner une idée, celle de la France est de 94 hab/km²)
Le résultat de l'opération "plomb durci"?
271 morts et 620 blessés selon le bilan provisoire des services de secours.
Ci-dessous: des photos des victimes et un extrait du communiqué de l'Union Juive Française pour la Paix





Gaza : la responsabilité directe de la France et de l'Union Européenne
Du blocus à l'assassinat collectif
Bureau National De l'Union Juive Française pour la Paix
27-12-08
" [...] Ce massacre était annoncé, envisagé et commenté ces derniers jours dans la presse israélienne, après la fin de la trêve respectée par le Hamas et rompue sans arrêt par l'armée israélienne. Ce crime a été rendu possible par l'impunité totale accordée à Israël depuis bientôt 9 ans et le soutien actif dont il bénéficie au sein de l'Union Européenne. Il est le résultat direct du «rehaussement de la coopération avec l'UE» imposée par la présidence française contre le vote de report du Parlement Européen.
Depuis maintenant des années, la bande de Gaza subit, avec le soutien complice de l'Union Européenne un siège criminel qui viole délibérément toutes les lois internationales : un million et demi de civils sont prisonniers de l'armée israélienne et privés de tout : de nourriture, de carburant, d'électricité, de médicaments, de matériel scolaire. Moins d'un dixième des camions nécessaires au ravitaillement normal de la population parviennent à passer. L'aéroport et le port ont été détruits avant même d'avoir jamais pu fonctionner. Il est interdit de pêcher. Seuls quelques bateaux affrétés par des militants ont pu forcer le blocus. La population subit une «punition» collective impitoyable pour avoir «mal» voté. La communauté internationale laisse faire, voire encourage ce siège. L'occupant a expulsé Robert Falk, le rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme de l'ONU.
Il n'y a aucun statu quo possible, aucune perpétuation envisageable de ce siège impitoyable et criminel. Tout peuple assiégé a le droit de résister à l'oppression [...]" (UJFP)
23.12.08
2 dépêches Reuters
16h42: "La cour d'appel de Paris a refusé la remise en liberté sous contrôle judiciaire du principal suspect de l'affaire du sabotage des lignes de TGV, Julien Coupat, annonce son avocate"
Outre la peine de trois ans de prison ferme prononcée pour deux dossiers où il a été déclaré coupable de "trafic d'influence par personne dépositaire de l'autorité publique", MARCHIANI est jugé depuis octobre dans le procès des ventes d'armes à l'Angola...
Crève charogne!

Par ailleurs, aucun des musiciens que nous avions rencontrés au Mali n'avait séjourné en prison pour ses chansons. Il en allait autrement en Guinée...
19.12.08
Les mots de l'ordre
Le Monde explique alors que les déclarations du directeur de cabinet contredisent les premières informations qui évoquaient une rixe entre bandes rivales. Le Monde ne dispose visiblement que des infos de l'AFP ; l'article n'est d'ailleurs pas signé et porte (comme souvent) la mention "avec AFP".
A la fin de l'article on peut lire:"Selon le député-maire du 15e arrondissement, Philippe Goujon (UMP), un renfort de vingt policiers dans le secteur avait été demandé et obtenu dès le début de la semaine dans ce secteur qui sera bientôt équipé d'un dispositif de vidéoprotection"
Vidéoprotection?!
C'est quoi?!
Un mot pour faire croire que la "vidéo" permet de protéger, c'est-à-dire de réduire les dommages causés par les actes malveillants.
Ce qui est parfaitement absurde (que l'on soit pour on contre la présence des caméras)
Quand on est honnête, on utilise le terme de "Vidéo-surveillance", qui indique seulement que des zones vont être surveillées à l'aide de dispositifs vidéo. Sans préjuger de l'efficacité de ces dispositifs pour dissuader (même si elle était efficace, cette dissuasion reléverait de la "prévention" des actes malveillants, et non de la "protection"...).
Vérification faite dans d'autres journaux (par exemple Libération), c'est le député-maire du XVe Philippe Goujon (UMP), qui a déclaré à l'AFP que ce secteur sera bientôt équipé «d’un dispositif de vidéoprotection ».
Conclusion: 1/ les journaux ne critiquent pas le vocabulaire distillé par le pouvoir 2/ quand Le Monde cite l'AFP qui cite un Maire UMP, Le Monde devrait au moins faire usage des guillemets...
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Sur l'inefficacité de la vidéosurveillance, lire cet article de Rue89 et l'article de Eric Heilman dans La frénésie sécuritaire, ouvrage coordonné par Laurent Mucchielli.
15.12.08
Travailleurs de tous les pays...
Le décor: en France, de nombreuses entreprises licencient. Automobile, banque, bâtiment, industrie pharmaceutique... Officiellement, un peu plus de 2 millions de travailleurs sont au chômage. Et les mauvaises nouvelles se multiplient un peu partout.
La scène se passe dans le salon de Jacques Marseille, qui regarde à la télévision un reportage sur Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes, où Texas Instrument France menace de supprimer de 202 à 306 postes. Soudain un personnage encagoulé surgit dans le salon.Le personnage encagoulé: "Il est à redouter que dans "l'univers impitoyable" de la firme de Dallas, on profite de ce contexte de crise mondiale pour opérer des licenciements massifs afin de conserver les taux de rendement pour les actionnaires"
Jacques Marseille: "Quoi? Quelle est donc la vermine gauchiste qui débarque dans ma demeure et nous ressort sa pseudo-analyse paléo-marxiste ? Si les entreprises licencient c'est tout simplement parce qu'elles doivent reconstituer leurs MARGES dans un contexte où les CHARGES sont excessivement lourdes! Encore un enseignant chevelu qui se croit autorisé à commenter l'actualité ?"
Le personnage encagoulé: "[s'adressant à voix basse au public] il me faut répondre à la question que Jacques Marseille, qui est très autorisé à commenter l'actualité, qui est enseignant mais qui n'est certes pas chevelu, m'a si gentiment posée. [il poursuit en se tournant vers Jacques] Et bien non, je ne suis pas enseignant! Je suis Luca!"
Jacques Marseille: "Luca, Erri de Luca, l'écrivain italien? Ça ne m'étonne pas: tu étais ouvrier et tu faisais partie des dirigeants de Lotta Continua! Si la France est infestée d'anarcho-autonomes c'est parce qu'elle a subi l'influence pernicieuse de ton engeance. Saleté de terroriste-spaghetti! Tu..."
Le personnage encagoulé: "Du calme Jacques. Il me semble qu'il y a une petite méprise au sujet de mon identité. Je suis Luca... Lionnel Luca [il enlève sa cagoule]. Je ne suis pas né à Naples mais à Boulogne, dans les Hauts-de-seine, comme Jean-François Coppé. Je ne suis ni ouvrier ni écrivain mais député... UMP. Et je tiens à préciser que je suis pour la peine de mort, comme Jean-Marie Le Pen." Les deux hommes commencent à s'entretuer et le rideau tombe.Deuxième dialogue
Décor. La crise est mondiale. Le "village global" vacille... La scène se passe en Chine, engagée depuis une vingtaine d'années dans la transition capitaliste. Dans un bureau luxueux mais très sombre, on distingue la silhouette d'un homme assis. Au mur, on aperçoit un portrait du Président-de-la-République-Populaire-de-Chine et secrétaire-général-du-PCC (alias Hu-Jintao, ou deux-en-un).

L'homme assis: "La pression sur l'emploi est énorme, le risque social est aussi dangereux pour la Chine que le choc financier l'est pour le reste du monde"
Le portrait: "Quel satané agitateur attise ainsi la colère des mingong [paysans migrants devenus ouvriers] ? Quel est le nom de ce crapaud dégénéré?"
L'homme assis: "je suis Dong Tao, analyste pour le Crédit Suisse à Hong Kong".
Le portrait fronce les sourcils, puis regarde longuement le public. Il reste silencieux et semble désemparé. Le rideau tombe.
26.11.08
Dangereuse Mary Poppins (suite)
La crise
Les licenciements
Suite aux réformes de ces derniers mois, les mauvais coups pleuvent sur la majorité de la population. Même les cadres ont vu leur temps de travail augmenter.
D'autres saloperies se préparent. La loi Bachelot sur les hôpitaux ça risque d'être violent. Le changement de statut de la Poste et la concurrence sur les livrets A c'est un peu surréaliste.
Et un tribunal vient de coller une amende au DAL parce que, vous comprenez, mettre des tentes pour SDF, c'est un peu comme laisser traîner des ordures.
Mais Ségolène Royal l'assure : "2012, c'est bientôt. 2012, c'est demain."
Ouf, on est rassurés...
29.10.08
Dangereuse Mary Poppins
Et c'est, bien sûr, le merveilleux Journal des Finances qu'elle avait choisi pour faire cette merveilleuse annonce (elle y expliquait aussi: "je veux favoriser l’actionnariat salarié")
Comme le notait à l'époque Frédéric Lordon, "il y a une économie politique de la financiarisation et le développement de fonds de pension – collectifs ou individuels, ceci n’y change rien – lui fait connaître un changement de régime dont la propriété principale a pour nom : irréversibilité. En son état actuel, si la finance actionnariale fait subir au salariat les effarantes contraintes qu’on sait, au moins tout espoir de la combattre n’est-il pas complètement perdu. Or le paysage stratégique de la libéralisation financière change du tout au tout lorsque le salariat s’y trouve lui-même directement impliqué, comme c’est le cas dès lors qu’une part croissante de son épargne, et notamment la plus sensible, l’épargne-retraite, se trouve propulsée sur les marchés et, de fait, mêlée aux intérêts du capital actionnarial."

N'ayant pas été élue à la Présidence de la République, Mme Royal n'a pu appliquer son programme...
A présent, en plein crise, Mme Royal croit savoir que "Les pseudo-compétents, les super-diplômés, le fin du fin de la finance internationale, tous ceux qui ont conduit le système à sa perte en s’en mettant plein les poches et qui nous ont envoyés dans le mur savaient que le système était devenu fou" (Le Nouvel Observateur 15/10/08)
A présent Mme Royal dénonce dans ses réunions publiques "une caste de financiers irresponsables".
Il faudrait donc lui demander pourquoi elle comptait leur confier les retraites des salariés de ce pays... Mais il y a-t-il un journaliste dans la salle?
24.10.08
"Refonder le capitalisme"

Nicolas Sarkozy, l'homme qui a été élu en se présentant comme celui qui serait le "président du pouvoir d'achat", déclarait dans son discours du 23 octobre :
"Si nous voulons soutenir la consommation, nous ne devons pas le faire en favorisant les importations ou en distribuant du pouvoir d'achat qui n'existe pas." Tant de bêtise condensée dans une si petite phrase...
Il voudrait aussi nous faire croire que ses mesures permettront "que tout redémarre sans rien coûter au contribuable"
Comme disait le Comte, "Il faut que tout change pour que rien ne change"...
21.10.08
Camarades bourgeois, il faut savoir raison garder
"Entre nous" désigne l'appareil du P"S" dans la dernière ligne droite avant son Congrès. Si, comme moi, vous la trouvez très droite (la ligne), ce qui suit ne manquera pas de vous étonner.
"Quand j'entends un ancien ministre de l'Economie - qui a été sans doute le plus social-libéral de nous tous (...), il y a huit ans -, laisser entendre que celui qui a municipalisé l'eau à Paris serait trop influencé par le libéralisme, ce serait presque comique si ce n'était pas dérisoire",
Un bon tacle destiné à Fabius (soutien de M. Aubry pour le congrès...). Comme le rappelle Glavany, à l'époque Fabius était celui qui "présentait la baisse des impôts, notamment sur le revenu, comme le nouvel horizon du socialisme, ou qui refusait la fiscalité supplémentaire sur les stock-options".
Mais ce qu'oublie de dire le député PS c'est qu'on ne sait pas quelle forme Delanoe va donner à sa promesse de remunicipaliser la gestion de l'eau à Paris. Ou plutôt on le devine trop bien: une "délégation de service public" (au privé) et non une gestion en régie municipale avec des agents ayant un véritable statut de fonctionnaire.
Glavany ajoute que le PS ne doit pas "céder, dans la crise financière, au 'plus à gauche que moi, tu meurs'". Sans dec? Si c'est pas dans la crise c'est pour quand ? Glavany critique le concours "à celui qui aura la liste la plus longue de mesures anticapitalistes" mais j'en ai pas encore vu une seule...
