Source: Ministère des finances.
Pendant ce temps, l'autre abruti annone: "S'il y en a que ça démange d'augmenter les impôts, ils oublient qu'on est dans une compétition."





Ce panneau a été installé à l'entrée d'une gare, dans le nord de l'Angleterre:

Harald Veen Fresed explique que trois équipes de quinze médecins se relaient tour à tour, toutes les vingt-quatre heures, pour faire face à un afflux continuel de blessés. "A tel point que l'on peut à peine bouger et qu'il faut soigner au plus vite pour absorber ce trop-plein."
Le médecin rend hommage à la compétence et au dévouement des docteurs palestiniens. Il y a des médicaments, mais il n'y a pas suffisamment de matériels, ni de place dans les salles ou à la morgue. Les cas les plus graves sont expédiés en Egypte par Rafah. "Je peux vous dire que le chiffre de plus de 1 000 morts est certainement inférieur à la réalité. On croit déjà avoir tout vu, être bien préparé pour affronter l'inaffrontable. Eh bien je peux vous assurer que ce fut une véritable épreuve."
Grand, blond, filiforme, pesant ses mots, Harald explique que le plus dur fut d'assister "aux drames personnels". "Aux parents, aux familles effondrées face à la mort et à la souffrance. Vous assistez, impuissant, en silence, à ces tragédies. Certains voulaient suivre les blessés jusque dans la salle d'opération de peur de ne plus jamais les revoir vivants. Beaucoup avaient des blessures énormes provoquées par des éclats et je me demandais comment ils pouvaient encore survivre. On dit toujours que la guerre est horrible mais l'on ne peut pas s'imaginer ce que c'est, car l'on n'en voit qu'une partie."
"UN GRAND TROU DANS LE DOS"
Pour Harald, il y a tous ces morts mais il y a surtout tous ceux qui sont amputés, paraplégiques, aveugles. "La guerre ne s'arrête pas avec le cessez-le-feu. Pour beaucoup, elle dure pendant des années, toute la vie." Une chose est sûre pour lui : "J'étais content d'être là. Je me considère comme un privilégié d'avoir pu de façon infinitésimale apporter une aide."
Après être intervenu pendant le génocide des Tutsi au Rwanda, en 1994, il avait décidé d'arrêter pendant deux ans pour en digérer l'horreur. Puis, il est reparti. Et chaque fois que le CICR l'appelle, il reprend sa valise juste pour faire ce qu'il appelle "une petite différence". "Ce qui est important, c'est d'être là." Il se défend d'être un idéaliste. Il en a beaucoup trop vu pour cela. Cela ne l'empêche pas de faire des cauchemars, de revivre des scènes.
Lorsqu'il a quitté Gaza, ce ne fut pas facile, car il a eu le désagréable sentiment "d'abandonner" ses collègues d'une semaine. Harald est allé retrouver sa petite fille de 3 ans. Le même âge que celle qu'il a vue arriver à l'hôpital Chifa, l'air intact, les yeux grands ouverts. Lorsqu'il l'a retournée, elle avait "un grand trou dans le dos". Plus jamais, elle ne remarchera.





Gaza : la responsabilité directe de la France et de l'Union Européenne
Du blocus à l'assassinat collectif
Bureau National De l'Union Juive Française pour la Paix
27-12-08
" [...] Ce massacre était annoncé, envisagé et commenté ces derniers jours dans la presse israélienne, après la fin de la trêve respectée par le Hamas et rompue sans arrêt par l'armée israélienne. Ce crime a été rendu possible par l'impunité totale accordée à Israël depuis bientôt 9 ans et le soutien actif dont il bénéficie au sein de l'Union Européenne. Il est le résultat direct du «rehaussement de la coopération avec l'UE» imposée par la présidence française contre le vote de report du Parlement Européen.
Depuis maintenant des années, la bande de Gaza subit, avec le soutien complice de l'Union Européenne un siège criminel qui viole délibérément toutes les lois internationales : un million et demi de civils sont prisonniers de l'armée israélienne et privés de tout : de nourriture, de carburant, d'électricité, de médicaments, de matériel scolaire. Moins d'un dixième des camions nécessaires au ravitaillement normal de la population parviennent à passer. L'aéroport et le port ont été détruits avant même d'avoir jamais pu fonctionner. Il est interdit de pêcher. Seuls quelques bateaux affrétés par des militants ont pu forcer le blocus. La population subit une «punition» collective impitoyable pour avoir «mal» voté. La communauté internationale laisse faire, voire encourage ce siège. L'occupant a expulsé Robert Falk, le rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme de l'ONU.
Il n'y a aucun statu quo possible, aucune perpétuation envisageable de ce siège impitoyable et criminel. Tout peuple assiégé a le droit de résister à l'oppression [...]" (UJFP)

A la fin de l'article on peut lire:
La scène se passe dans le salon de Jacques Marseille, qui regarde à la télévision un reportage sur Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes, où Texas Instrument France menace de supprimer de 202 à 306 postes. Soudain un personnage encagoulé surgit dans le salon.
Le personnage encagoulé: "Du calme Jacques. Il me semble qu'il y a une petite méprise au sujet de mon identité. Je suis Luca... Lionnel Luca [il enlève sa cagoule]. Je ne suis pas né à Naples mais à Boulogne, dans les Hauts-de-seine, comme Jean-François Coppé. Je ne suis ni ouvrier ni écrivain mais député... UMP. Et je tiens à préciser que je suis pour la peine de mort, comme Jean-Marie Le Pen." Les deux hommes commencent à s'entretuer et le rideau tombe.

